Le Douglas en quelques chiffres
Le massif français du sapin douglas, de l’ordre
de 400 000 hectares, entre aujourd’hui en production
et constitue un enjeu majeur de développement de
la filière bois des années à venir.
Le volume sur pied est estimé en 2004 à 62
millions de m3. Ce résineux promet à l’échéance
de 2025 une récolte de l’ordre de 5 à
6 millions de m3 de grumes chaque année, soit trois
fois la récolte actuelle. La France possède
50% de la ressource en douglas en Europe.
Cette ressource est encore jeune (arbres entre 10 et 40
ans) et va arriver progressivement à maturité
dans les dix années à venir (l’arbre
est exploitable à partir de 40 ans d’âge).
Ce sont plus de 700 000 m3 qui seront exploitable annuellement
en Bourgogne (actuellement 150 000m3).
Dans le Morvan, 1 hectare de forêt douglas va produire
dans les années qui viennent en moyenne 1100m3 de
bois. Par rapport à la qualité attendue de
ces bois, on peut décomposer les différents
usages de ces 1100 m3 de la façon suivante :
§ 550 m3 de bois de bonne qualité pour les
bardages ou la menuiserie
§ 290 m3 de bois de qualité moyenne, à
usage de charpente ou de palette
§ 260 m3 de bois de qualité faible, plutôt
à l’usage de la trituration
Au niveau de la première transformation du bois,
la région du Morvan possède une unité
industrielle de taille importante implantée dans
la Nièvre capable de transformer de gros volumes
de bois. La région d’Autun possède un
tissu de petites scieries qui ont des activités variées
de secondes transformation du bois pour certaines.
Les coûts engendrés par le transport du bois
font doubler le prix du douglas tous les 450 kilomètres
en moyenne. Fort de ce constat, il apparaît que les
industries de transformation ont intérêt à
s’implanter à proximité de la ressource,
ce qui diminue d’autant les coûts d’approvisionnement.
Sources : ces données proviennent d’études
récentes (2004) émises par des organismes
spécialisés (Association Forêt Cellulose
(AFOCEL), Centre Technique du Bois et de l’Ameublement
(CTBA), Inventaire Forestier National (IFN), cabinet d’expert
OREADE-BRECHE), Association France Douglas.
Le Marché du Douglas
Le douglas possède des qualités attractives
testées et certifiées : résistance
naturelle, durabilité, faible déformation,
bonnes caractéristiques mécaniques…il
trouve des débouchés dans la construction
traditionnelle (structures de bâtiment, charpente,
vêtures extérieures) et se positionne également
sur des marchés innovants : lamellé-collé,
ouvrages d’art, mobilier urbain, menuiserie et agencement
intérieur. Il se prête particulièrement
bien à la construction en bois, marché qui
représente 4% des parts de marché de la maison
individuelle en France et qui est en plein développement.
Le douglas est un bois à aubier et duramen qui est
peu sensible aux attaques d’insectes et champignons.
Il répond en outre naturellement et sans traitement
aux exigences de la classe de risque d’attaques biologiques
3 de la norme française (NF EN 335-1 – type
3).
L’intérêt d’une installation à
proximité du Morvan se trouve dans une optique de
conquête des marchés européens. L’ensemble
des éléments en notre possession laisse penser
que l’implantation d’industries de transformation
du douglas dans la région d’Autun est un atout
pour les entreprises qui souhaitent se positionner sur le
marché des produits en bois en Europe. La proximité
de la ressource, des marchés allemands, du Bénélux,
de la Suisse et du Royaume-Uni place le secteur d’Autun
en bonne position géographique.
Le coût du transport du bois, qui ne cesse d’augmenter,
représente une part de plus en plus importante dans
le prix de revient de ce type d’exploitation. La recherche
d’une meilleure compétitivité passe
par une implantation à proximité des zones
productrices. Une ressource en bois sur place engendre des
coûts relativement limités de premier acheminement
des grumes dans les industries de transformation. Pour l’expédition
de produits finis, la Bourgogne possède un nœud
de circulation dense qui favorise les échanges avec
l’Europe du nord et de l’est.