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ACTUALITES
>Salon Bois Energie 2004 LES CONFERENCES:
 
 

   
Conférence « commercialisation du bois déchiqueté : modes de vente et caractérisation du combustible »

Un des points clé concerne la normalisation européenne. La classification des combustibles européens est en voie de réalisation par le Comité Européen de Normalisation (CEN). La norme ne s’applique pas encore mais est au stade de la détermination des spécificités techniques. Différents groupes de travail planchent sur ces sujets, en distinguant les différents matériaux combustibles : les bio-combustibles solides, les différentes classes et catégories, le traitement et le prélèvement des échantillons, les propriétés mécaniques, physiques et chimiques, la granulométrie. La terminologie doit paraître prochainement courant 2004.

L’ITEBE anime un club du bois déchiqueté qui vise à pousser l’utilisation régulière de la norme et à structurer la filière. Par ailleurs, l’ITEBE développe également un projet sur l’arc alpin : Arc energy wood. L’entrée de la forêt publique française dans la production du bois énergie va contribuer à dynamiser ce secteur ; en effet, depuis le 01/04/04, l’ONF et l’Association des communes forestières françaises se sont associées à cette démarche.

Un débat porte sur le fait de savoir s’il est pertinent de facturer ce tarif au Kwh en entrée ou en sortie de la chaudière, cette dernière hypothèse revenant à faire payer au fournisseur un éventuel mauvais réglage de la machine. Mais cela permettrait au client de payer l’énergie effectivement produite et non celle théoriquement produite. Il ressort des analyses que le bois énergie doit être plutôt être vendu au Kwh produit et non à la quantité de bois consommée.

Un des points important de la structuration du marché se trouve dans le lien avec celui des émissions de carbone. En effet, certains industriels apparaissent prêt à payer une source d’énergie plus chère telle que les plaquettes forestières, si cela leur permet de limiter leurs émissions de carbone et de respecter les limites autorisées.


Conférence « assurance européenne de conception : le Quality Management – Chaufferie au bois ». L’exemple de son application en Wallonie.

Un partenariat mis en place entre la Fondation Rurale de Wallonie et Energie Bois Suisse, a permis un échange de savoir-faire. Celui-ci a pris pour base l’assurance qualité pour les chaufferies au bois développée par Bois Energie Suisse. Le rapprochement des deux structures est né de la volonté de la FRW de rattraper le retard belge dans le domaine de l’énergie bois. Il s’agit de créer un réseau de compétence en Wallonie afin rendre reproductibles des projets de chaufferies au bois.

Le questionnement était simple : comment exploiter au mieux les forêts wallonnes qui représentent entre 30 à 50 % de la surface totale de la province ? La fondation s’est attachée au lancement du « plan bois énergie et développement rural » du gouvernement belge, avec la perspective de développer des emplois locaux. Une formation coaching a été mise en place afin de sensibiliser et transférer le savoir-faire suisse aux bureaux d’études et élus locaux belges. Les moyens mis en œuvre ont consisté à informer et sensibiliser le public, réaliser des études de faisabilité, assurer l’assistance au montage de projets et à initier et coordonner la mise en place de la filière bois énergie. La demande existait vraiment puisque la FRW n’a pas menée de démarche proactive ; les demandes ont été quasiment spontanées. Le succès est au rendez-vous puisque actuellement 72 communes sont intéressées, dont 19 au stade des études de pré-faisabilité, 6 en études définitives. Quatre nouvelles chaufferies vont prochainement démarrer et deux sont déjà opérationnelles.

Conférence « le label flamme verte »

L’ITEBE en collaboration avec l’ADEME a mis en place le label « flamme verte ».

Ce label vise à :

- Engager des constructeurs sur le respect de différents points par leurs matériels.
- Fournir un rendement utile minimum de 65 %.
- Privilégier l’autonomie des chaudières.
- Répondre à la nécessité de réduire les gaz à effet de serre.
- Protéger l’environnement en favorisant un combustible largement disponible.

Ce label s’applique autant aux équipements à base de bois bûche que de plaquettes ou granulés. Les principaux argument en faveur de ce mode de chauffage relèvent d’un développement durable :

- Sur le plan social : un emploi à temps plein est généré pour 2000 stères de bois / an.

- Sur le plan économique : le combustible est compétitif avec des équipements rentables et performants. Le combustible est naturel et ne sera pas concerné par les éco-taxes. Qui plus est il autorise une valorisation des sous-produits de l’exploitation forestière ou de bois privatifs.

- Sur le plan environnemental : ce choix de chauffage s’inscrit dans le respect des engagements internationaux de Kyoto en 1997. 4m3 de bois plein permettent d’économiser une tonne d’équivalent pétrole (TEP) et d’éviter le rejet de l’équivalent de 1,5 tonne de CO2 dans l’atmosphère. Enfin, la ressource est renouvelable et permet de régénérer la forêt.

Par ailleurs des aides à l’équipement sont octroyées par l’Agence Nationale d’Amélioration de l’Habitat (ANAH).

Pour en savoir plus sur le label flamme verte : www.flammeverte.com

Conférence « la bi-énergie solaire-bois : panorama des différentes solutions »

La problématique est globale avec la raréfaction des ressources, l’effet de serre et le traitement des pollutions et déchets. Dès lors, la réponse vient de deux directions. D’une part elle passe par une réduction de la demande énergétique (maîtrise), d’autre part par une amélioration de l’offre énergétique (renouvelable).

Les deux énergies bois et solaires peuvent être complémentaires selon la période de l’année. Un chauffe eau solaire peut fonctionner seul en plein été pour la production d’eau chaude sanitaire (ECS). En hiver, il a en revanche besoin d’un complément. Ce complément peut venir d’une chaudière automatique au bois qui assure à la fois production d’eau chaude et chauffage. L’avantage de ce dispositif est que l’on obtient une bonne combustion et un bon rendement de la chaudière (utilisation à plein régime en hiver et arrêt complet l’été). Les rejets dans l’environnement et la consommation de bois sont ainsi optimisés.

D’autres solution variées existent ; le chauffage peut être solaire par plancher chauffant, mais avec un appoint indépendant par poêle ou insert à bois bûches ou granulés.


Pour en savoir plus, il est possible de consulter le site de l’Agence De l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME) : www.ademe.fr